Présentation de la commune
de JETTE :
La découverte, en 1864, de quelques fragments de haches polies dans les
parages du bois du Laerbeek, atteste la présence humaine, sur le
territoire de Jette, à l'époque du néolithique moyen (2250 - 1900
avant J.C.).
Jette est une très ancienne commune. La preuve en est fournie par son
nom, dérivé d'une racine indo-européenne, signifiant des "eaux
rapides", par le Schapenweg qui sépare, au Nord, son territoire de
celui de Wemmel, chemin continué par la "chaussée Romaine",
et surtout par les fondations d'une villa gallo-romaine, découverte
lors de fouilles entreprises en 1968. Le patron de sa première église,
Saint-Pierre, indique également une christianisation ancienne.
Au Moyen-Age, le territoire de jette était divisé en alleux, c'est-à-dire
en biens fonciers non entrés dans les liens de la féodalité, et en
fiefs, dépendants d'un seigneur, en l'occurence le duc de Brabant.
Celui-ci se fit l'avoué ou le protecteur de l'abbaye de Diligem, à
laquelle il accorde des chartes confirmant la possession de son domaine.
Au cours de l'Ancien Régime, Jette fit partie de la mairie de Merchtem
et eut un échevinage dont l'étendue de sa juridiction varia suivant
les circonstances. Cependant, la commune de Jette ne posséda pas de
seigneurie importante dotée d'un château fort. Ces éléments de la
vie d'autrefois se situaient à Ganshoren, qui, en 1841, se détacha de
Jette pour devenir une nouvelle commune.
Au XVIIe siècle, la seigneurie et le château de Rivieren étaient aux
mains de François de Kinschot, ministre des Finances des Archiducs
Albert et Isabelle et chancelier de Brabant en 1650. Sous son fils, François
II, la seigneurie fut érigée en baronnie (1654) puis en comté de
Saint-Pierre-Jette en 1659.
A cette époque, la seigneurie et juridiction comtale s'étendait sur
Jette, Ganshoren, Relegem, Hamme et Bever. Au XVIIIe siècle, par
alliance, le comté passa à la famille de Villegas, d'origine
espagnole.
Au XIXe siècle, Jette se transforma progressivement de village en
faubourg de Bruxelles. Sa population passa de 1.962 habitants en 1831 à
7.706 en 1895, à 12.237 en 1904, à 30.792 en 1955, à 40.828 en 1971
et à 42.184 au 31 décembre 1975.
Les armoiries sont celles de l'ancien seigneur, François II de
Kinschot, et le sceau est celui conféré par le même seigneur à l'échevinat
jettois, le 28 mai 1661
Située à 5 km du centre de Bruxelles mais parfaitement bien desservie
par les transports en commun, la commune de Jette est un ancien village
rattrapé par la ville. L'équilibre entre l'habitat et l'activité économique
y a été subtilement maintenu.
Véritable poumon vert du
Nord-Ouest de la Capitale, Jette abrite sur son territoire la réserve
naturelle du Poelbos ainsi que le Parc Roi Baudouin qui s'étend sur une
centaine d'hectares.
Commune des familles par
excellence, Jette cultive l'art du bien vivre. Une "Ferme pour
enfants", située à l'orée du Parc Roi Baudouin, permet d'initier
les jeunes citadins à l'écologie et à la protection de la nature.
Le quartier du Miroir regorge de
magasins et accueille tous les dimanches le Marché te Jette, un des
plus grands marchés de la Capitale.
La commune de Jette s'étend sur 5
km2. Y vivent 41.893 personnes (au 1er juillet 2003), soit une densité
de 8.379 habitants par km2.
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